Un blog ? A quoi bon… Quoique…

9 déc

J’ai à un moment ressenti une grande lassitude face à ce blog. A quoi bon raconter sa vie sur le net, perdre son temps en courbes d’écritures aussi veines alors que ma vie réelle me demande tant d’énergie dans tous les domaines ? Il faut en effet une sacrée dose de présomption et de suffisance pour s’arroger le droit de croire que l’on peut intéresser des inconnus que, soit dit en passant, l’on n’intéresserait pas plus d’un quart de seconde en leur faisant un sourire dans le métro ou dans la galerie marchande d’une banlieue quelconque -et inversement-.

Mon énergie est rare pour lutter contre la procrastination… et je la réserve en priorité à mon job, puisque c’est dans ce domaine que j’éprouve le plus grand mal à rester concentré plus de 30 secondes d’affilée sans être tenté par un rafraichissement de mes boîtes aux lettres électroniques, de mes flux RSS ou des comptes twitter, facebook et autres tumblr.

Il faut dire aussi que l’actualité m’a depuis longtemps achevé. Je suis sans voix face à la vigueur de la connerie ambiante, qu’il s’agisse de grippe, de minarets suisses ou de main dans le slip de Thierry Henry. Ce n’est pas que je n’ai rien à dire, mais je m’auto-censure pour ne pas y aller (trop souvent) moi aussi de mes petites colères en chambre contre un Eric Besson, un Sarkozy ou je ne sais quel dirigeant de l’UDC Helvète. Je m’autocensure parce qu’à l’opposé de mes petits camarades par exemple de C’est la gène, je suis très mal à l’aise de me laisser aller à l’attaque intuitu personae alors que je suis plus ou moins dissimulé, au moins en premier rideau, derrière le pseudo-anonymat de mon adresse IP. Il y a en effet un peu de lâcheté à frapper par les mots en avançant masqué. Je sais bien que c’est le genre notamment dans le domaine du pamphlet, mais le récipendiaire de l’attaque à alors beau jeu de stigmatiser le manque de courage de son adversaire. Alors que faire ? Eviter l’attaque à la personne pour prendre du recul et essayer de prendre les faits dans leur contexte sociétal ? Peut-être une piste.

Je m’interroge encore du bien-fondé de garder un blog. Trop public pour y dévoiler mes états d’âmes les plus profonds quand ceux qui me connaissent virtuellement savent que les mots sans chair prêtent très vite à la confusion, trop discret pour pouvoir être partagé avec mes proches, trop fourre-tout pour esquisser même l’idée d’une éventuelle spécialisation, trop peu actif pour rencontrer un quelconque succès statistique…

Et puis quand même… Il y a des moments où l’un des travers lassant du net, qui consiste à voir grimper ses propres statistiques essentiellement et presque exclusivement pour des requêtes érotiques ou pornographiques, finit par vous rendre un sourire 2.0 depuis longtemps oublié, comme le soleil de ce début décembre après un moins de novembre morose…

Et à vous donner, bon an mal an, l’envie de continuer un peu.

Exemple…

Je raffolais de leurs courbes sensuelles… Ces deux filles m’excitaient, particulièrement cette grande norvégienne nue face à sa comparse et qui s’évertuait à passer sa main dans sa petite culotte… Elles étaient disait-on ce qui se faisait de mieux en matière de sexe à Neuchâtel la si discrète… Je fantasmais sur leurs tétons, leurs tétons si durs qui traversaient mon esprit comme une image érotique, rêveries interdites d’adolescente nue, rêveries 2.0 de Maïa Mazaurette tout aussi nue, rêveries salaces où le comble du fétichisme consistait à sentir des culottes comme on teste le nez d’un vin

Maïa Mazaurette nue 100 fois, 1000 fois ? Vertige de la duplication virale propre à l’internet… Simple shot innocent entre amis et répandu sur la toile comme un sirop d’enfant renversé sur la table… En toutes les langues ces deux filles m’emplissaient de leur images, indigestions de mujeres desnudas, naked women, aux fortes cuisses, en string ou en dentelles, aux plis fessiers si déroutants, qu’elles soient finalement femmes mures ou à peine pubères, qu’elles soient icônes chastes dans leur nudité ou gourgandine prise la main dans le caleçon

La fin de l’histoire était facile… une triste masturbation au fond d’un toilette sordide à l’image d’un canard mécanique en période de doute. Elle ne me convenait pas. Je préférais la remballer pour mieux la garder au fond de ma poche et vous la resservir, fraiche comme un gazpacho, cette délicieuse soupe qui restera pour moi et pour des raisons que je ne vous révèlerais jamais par respect pour ma première amante comme la plus érotique de toutes les innovations culinaires de la civilisation méditerranéenne…

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