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Frustration #2

In érotique on 27 juillet 2009 at 14:58

Ce texte, est la suite de « Frustration #1″, là…

Elle ne me vit pas arriver dans la pièce, la contempler rendue, arquée de plaisir, les yeux clos.
Mon fantasme était bien fade face à la réalité… Je me faisais discret sous le chambranle de la porte, la regardant s’affairer… Ses mains presque jointes, me cachant son sexe ; elle tremblante, peinant à retenir des petits gémissements, ses seins nus s’offrant à mon regard complice, son ventre tendu par l’extase approchant. Sa main caressait son sein vigoureusement, le soulevant même, pendant que ses doigts s’agitaient frénétiquement dans son entre-jambe. Ses jambes s’écartèrent un peu, de façon presque imperceptible. Sauf pour moi, qui ne la quittais pas des yeux. N’en perdant pas une miette, j’étais troublé du spectacle rare de son abandon. Je sentais mon sexe se dresser, le sang affluer à mes tempes et dans mon bas-ventre, des frissons dans le dos et dans la gorge… Elle eut un petit cri bref, puis je la vis tendue à l’extrême, ses seins pleins et érigés, sa peau fine à peine rosie aux joues. Elle jouissait puissament, violemment. Ses cuisses eurent une sorte de mouvement réflexe se refermant sur sa main, m’ôtant la vue de cette partie de son anatomie.

Puis je la sentis se détendre, s’étendre sur le sofa, allongée à demi-nue sur le canapé… Une main sur le ventre, une autre se plaçant sous sa tête sans prendre la peine de se rhabiller encore, à croire qu’elle avait décidé de m’attendre. L’air heureuse, dans le vague, les yeux au plafond… Dans ma poche, mes clés tintèrent, elle m’entendit avant de me voir, juste le temps pour elle de rabattre sa jupe et son chemisier. Je rentrais dans le salon et m’approchais, frustré tout autant qu’excité. Elle n’osait me regarder dans les yeux et je suivais son regard, descendant de mon torse vers le renflement bien visible de mon jean. Je faisais comme si de rien n’était, et m’asseyais au bout du canapé, posant juste ma main sur son mollet, l’air exténué. Elle eut une moue. De dépit, peut être. Retira sa jambe, m’otant toute possibilité de contact avec sa peau.
J’étais un peu intimidé, m’étant seulement contenté de lui caresser la jambe. J’étais surpris par cette rebuffade, j’avais l’impression de l’avoir réellement dérangée.
Je l’observais, un peu à la dérobée. Elle semblait fixer son attention sur bien autre chose. Puis d’un coup, sans que je puisse comprendre son volte-face, elle fut sur moi. Ses seins face à mon visage, assise sur mes genoux. Elle prit ma bouche, caressa ma nuque et mes cheveux, mes tempes, ôtant un à un et très méthodiquement chaque bouton de mon jean après avoir ouvert ma ceinture. Je goûtais sa bouche après tant de frustration. Je compris son envie bien avant qu’elle ne prononce les mots : « prends moi. »
J’allais me faire un plaisir de lui donner satisfaction. Son entreprise hardie ne me laissait de toute façon aucune alternative! Elle écarta les deux pans de mon jean pour découvrir le renflement de mon sexe sous mon caleçon écossais, releva sa jupe, s’empara de mon sexe turgescent et délicatement, l’amena au bord de sa chatte.

J’adorais le frottement de mon membre contre le tissu de flanelle, tout comme la sensation aigue et électrique de toucher du bout de mon gland son doux vagin. Elle s’enfonça sur ma queue. Je la sentais contractée, tout au long de la progression. Ce n’est que quand elle arriva à bout de moi qu’elle se laissa un peu aller, immobile, plongeant ses yeux dans les miens.
La douce sensation de la pénétrer, la chaleur et le miel de son ventre m’enveloppant, m’aspirant…

Elle m’attrapa les mains, les plaça sur sa taille, son mouvement se fit ondulant, puis d’un
mouvement d’avant en arrière, telle une cavalière, me chevaucha, nonchalante, abandonnée. D’une habile contorsion, elle fit glisser ses pieds derrière mon dos, accentuant la sensation de pénétration profonde. Son ventre se collant au mien. Nos peaux brûlantes. Nos bouches avides, m’ouvrant un peu plus sa chair, étrange sensation de la prendre au plus profond d’elle. Aspiration totale, sensation totale, d’abandon, d’immersion, mon ventre électrique, ma queue possédée, sa langue cherchant la mienne, nos corps entremêlés jusqu’au plus intime, ma langue sur son sein brulant, son téton bourgeonnant, son aréole brune et douce. Mes dents dans sa nuque, goûtant à sa peau salée, à la délicatesse de son menton, de sa gorge…

Je la sentais trembler, d’un coup son sexe fut inondé. Elle se laissa complètement aller, elle ruissela sur mon sexe, femme rivière, feu d’artifice… J’explosais, trempé, subjugué…

Elle eut un rire, presque enfantin à ce moment là. Rire d’abandon, de plaisir, de complicité.
Elle avait obtenu ce qu’elle voulait. Moi. Faire de moi, pour quelques instants, son jouet. J’en étais presque frustré, je roulais mon visage entre ses seins, pour ne pas perdre cette sensation de plénitude, jouant avec ses tétons doux et fermes à la fois.

Elle posa une main sur ma nuque, joua avec les mèches de mes cheveux, posa ses lèvres sur mon front pendant que mon nez jouait encore avec la pointe de ses seins.

Nous sommes restés un moment comme ça, enlacés.

Puis elle se leva, enfila une culotte, et les seins encore nus me dit:
- « tu as faim? « 
- »Oui, et chaud. Il y a des glaces plein le congélateur. »

Ecrit à quatre mains avec Moïra