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Une odyssée américaine, Jim Harrison

In LECTURES on 17 juin 2009 at 17:04

« Cliff est à un tournant de sa vie. Plaqué par sa femme à soixante-deux ans, il décide de tout quitter et de prendre la route, à la recherche d’un nouveau souffle. Bientôt rejoint par Marybelle, une ancienne étudiante avec qui il vit une liaison enflammée, il poursuit son chemin au gré des obsessions américaines. Célèbre à l’envi la beauté des femmes, le désir et l’ivresse quand bien même le festin touche à sa fin. Traverse le pays de part en part, attribuant à chaque État le nom d’une tribu indienne. S’attire les foudres ou l’incompréhension de l’Amérique bien pensante dans un pays qui n’est plus à un massacre près. Son voyage, ponctué de rencontres extravagantes et cocasses, lui apportera-t-il pour autant la renaissance tant recherchée ? »

Une nouvelle rubrique dans ce blog (re)naissant : un carnet de lecture, reprenant mes dernières expériences littéraires suffisamment édifiantes dans le bon sens ou pas pour que j’ai envie de vous le faire partager. Il n’y a rien de plus personnel que le rapport au livre et à la lecture, de plus intime que le choix d’un ouvrage, et par contraste, rien de plus agaçant que de se voir imposer ou proposer lourdement un sujet, un auteur, un titre.

Dans la même veine, rien de plus déprimant ou lassant ou inintéressant que de lire le compte-rendu d’une lecture faite par un autre. Mieux vaut se limiter au résumé de l’éditeur dans ce cas. Mes carnets de lecture seront donc brefs, fugaces, pour vous donner ne serait-ce qu’une accroche.

J’ai aimé cette nouvelle livraison de Jim Harrison, parue en 2008 aux Etats-Unis, quoi que ce ne soit pas son meilleur roman à mes yeux. Mais on y retrouve les ingrédients du succès et du rêve, avec un brin de ce désenchantement pour partie lié à l’âge et à la vieillesse venant.

Il n’empêche. J’ai frissonné en imaginant la ferme aux crotales en liberté, j’ai intellectualisé en parcourant la frontière ultra-sécurisée du Mexique parcourue par Cliff, j’ai fantasmé sur le cul de Sylvia dans son short rose en plein jogging. Et chose rare, j’ai découvert un aspect nouveau jamais entrevu dans mes lectures Harrisonnienne… la disproportion, le déséquilibre, la folie pantagruelique dans l’alimentation de base de l’américain moyen un peu cultivé que l’on découvre dans le ton très spontané d’Harrison, quand bien même cet amour de la bouffe fait partie intégrante de son oeuvre.