Douche

11 juin

J’étais fourbue. Nous avions allumé un feu dans la cheminée pour palier à la fraicheur de la nuit montagnarde… Il m’avait fait l’amour tendrement, langoureusement, nous avions veillé presque jusqu’à l’aube. j’avais besoin d’un électrochoc, d’une décharge, rien de tel que de profiter de la chaleur du début de l’après-midi pour me laisser emporter par la fraicheur de l’eau, nue, sans penser à rien d’autre qu’à la brulure de l’eau de fonte du glacier, à peine rechauffée. Pour me sentir forte, ferme, vivante.

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