Cashel, november 8th, 1993

16 avr

« C’est une invasion danoise…

Je me repose tranquillement de ma randonnée matutinale dans les feuilles cramoisies, les yeux encore emplis de cette force dégagée par le Roc de Saint Patrick et par l’abbaye de Hore voisine. Sous un soleil généreux réveilllant le sol gelé par la clarté de la nuit, j’ai arpenté les pâtures du bocage… C’est une matinée tranquille après le moment exceptionnel de la nuit dernière. Allongé à même le sol sous les étoiles, au pied du roc, j’ai savouré ce genre de moment unique que la vie sait parfois vous réserver, se dire que la vie est faite pour ceux qui veulent la saisir au moment où elle vous tend ces instants…

Tripper en s’enfilant quelques Guinness au son des guitares et du bodhràn, sans se poser de questions, essayant de tenir une discussion sensée avec les musiciens, puis en fuyant la civilisation pour l’obscurité de la chapelle non sans avoir emporté avec soi un chip&sausages…

Un de ces moments rares pour savourer la vie, heureux d’être ici et maintenant, plus que ça, de pouvoir apprécier le soleil, la lune, les étoiles, le genre de chose qui fait relativiser la disparition de ma vie d’Amy, en me disant que si je suis capable d’être heureux comme ça, il n’y a pas de raison qu’une petite souche n’ait envie un jour de partager sa vie. C’est futile, artificiel, mais c’est ce que j’ai sur le coeur.

Elle joue très bien au piano cette Danoise.

Comment pourrais-je regretter d’être venu en Irlande après des moments comme ceux là ? »

Rock of Cashel

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2 réponses to “Cashel, november 8th, 1993”

  1. soeurette 16 avril 2008 à 22:01 #

    Alors je crois bien que la petite souche a trouvé où planter ses racines .. Et non cela n’avait rien de futile !

  2. psestos 17 avril 2008 à 10:46 #

    C’est ça qui est génial dans un carnet de bord : le relire 15 ans après et devoir le chemin parcouru. Ca peut être douloureux aussi, mais là, rien à dire…

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