Cet après-midi, la redécouverte de mes carnets me donnent plus qu’une certaine nostalgie : une véritable envie d’écrire ! Etre capable de dépasser le quotidien pour y trouver cette petite touche d’universalité -ou d’humour- où les deux, qui donnent la qualité de l’écrit. Et surtout, retrouver le plaisir d’écrire, avant tout pour soi…
Allégorie de la beauté des paysages du Nord -Michigan, Michigan’s Upper Peninsula
DR – Canadian Parks and Wilderness Society
La lecture en cours de “Warlock”, de Jim Harrison, n’est sans doute pas étrangère à ce retour. Tout mon séjour irlandais est associé en moi à une forme de désir d’Amérique, d’une certaine Amérique. Le temps “perdu” entre deux lectures de Harrison me frappe. J’ai bien sur eu d’autres expériences : Makine et l’expérience sensible de “Requiem pour l’Est” , et tant d’autres. Mais finalement, aucune de ces expériences ne m’a ramené à l’intimité de la cheminée de ma demeure dublinoise, Derrynane gardens, tout comme cette cheminée me ramenait sans cesse à Jim Harrison, Thomas MacGuane, Fante, James Crumley ou Calvin Russell. Sans oublier le passeur, Jack Daniels…
“Le voyage du retour se passa dans la morosité. La route paraissait interminable. Le manque de sommeil lui embrouillait l’esprit.” Sorcier, Jim Harrison, chapitre 28








